Kaizen : appliquer la méthode des petits pas pour réussir ses grands projets.

Mis à jour le 24/03/2022 | Publié le 07/04/2021 | 0 commentaires

La méthode des petits pas nous éclaire depuis le pays du soleil levant. Elle fait partie du Kaizen, une stratégie d’amélioration continue, très en vogue en management, mais qui peut aussi t’aider à être efficace dans la réussite de tes projets.

 

 

 

Je te propose de comprendre quels mécanismes nous freinent dans nos projets et comment sortir de l’impasse grâce à cette méthode dont le nom ne fait pas rêver, mais qui reste néanmoins redoutable.

 

 

 

S’il y avait qu’un seul outil à retenir pour donner des ailes à nos réalisations, ce serait cette méthode, aussi appelée les 5P : Plus Petit Pas Possible Partagé.

 

 

 

“Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas”

Lao Tseu

 

 

Prêt⸱e pour le voyage ? C’est simple, suis le guide… un petit pas après l’autre…

 

 

 

 

 

L’état d’esprit Kaizen

 

 

Kaizen en Kanji

 

Kaizen en Kanji

 

 

Né de la fusion des mots Kai (changement) et Zen (meilleur), le Kaizen est une méthode d’amélioration continue qui repose sur des actions simples, concrètes et peu onéreuses. Mais c’est avant tout une philosophie, un état d’esprit qu’il faut s’efforcer de s’appliquer pour amener un changement en douceur, opposé aux méthodes traditionnelles occidentales considérées comme “brutales” caractérisées par un changement radical.

 

 

 

Il vise les améliorations suivantes :

 

 

 

  • Tendre vers l’excellence en élevant la qualité pas à pas
  • Simplifier les flux
  • Améliorer les délais
  • Optimiser la productivité
  • Améliorer les conditions de travail pour les collaborateurs
  • Éliminer le gaspillage

 

 

Dans cet article nous nous intéresserons uniquement à l’amélioration de la qualité afin de tendre vers l’excellence. Je place la barre haute mais le voyage se fera en douceur.

 

 

 

La phrase clé de la méthode Kaizen des petits pas est “le Plus Petit Pas Possible Partagé

 

 

 

Commençons par la notion de « Plus petit…« 

 

 

 

 

 

 

 

Plus petit : fractionner pour rester motivé

 

 

Es-tu familier avec ta zone de confort ?

 

 

 

La zone de confort est “l’état comportemental d’une personne qui choisit de vivre dans une position neutre d’anxiété” nous dit Judith Bardwick. Autrement dit, une zone ou nous avons le sentiment de contrôle et qui nous réconforte, et nous allons voir comment doucement la mettre à l’épreuve.

 

 

 

Pour cela, il faut s’intéresser à l’amygdale. Logée dans le cerveau, elle joue notamment le rôle d’alarme et de radar à danger.

 

 

 

 

C’est cette petite maligne qui pose son veto à nos projets grandioses en décodant les stimuli qui pourraient être menaçants pour l’organisme.

 

 

 

S’il y a danger, le corps va aussitôt réagir (mouvement de recul, frayeur, geste réflexe de protection…).

 

 

 

Monter ma boite ? Je n’y arriverai jamais… Je serai à court d’argent, et pour retrouver du boulot derrière… avec un trou dans le CV, bonjour la galère. Non finalement mon patron n’est pas si c** que ça, et mon boulot est quand même confort.

 

 

 

Ok, l’amygdale a rempli son rôle et peut se calme et elle a tellement bien travaillé que nous devenons nous même convaincu que notre idée était mauvaise.

 

 

 

Par contre, un arrière-goût subsiste, une frustration du rêve envolé.

 

 

 

On ne peut pas en vouloir à l’amygdale, elle gère notre instinct de survie. Et ce dernier est très utile… face à un lion.

 

 

 

Le problème donc, c’est que l’amygdale est trop sensible pour notre monde moderne.

 

 

 

Elle nous fera réagir dans le cas d’un immense bruit aussi soudain que fracassant. Mais sonnera l’alarme pour un simple texto de notre patron. Alerte rouge, montée d’adrénaline.

 

 

 

Dès lors quelle solution ? Rêver petit ?

 

 

 

Pas du tout : continuer à rêver en grand format. Mais que faire pour ne pas se faire flasher sur l’autoroute des projets ?

 

 

 

Peindre le radar peut être une solution, mais en bon citoyen⸱ne, tu respectes plutôt la limitation.

 

 

 

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En d’autre terme, tu passes sous le seuil de détection du radar !

 

 

 

Si on garde l’esprit Kaizen, appliqué au radar amygdale, cela revient à découper le gros objectif qui fait peur en plusieurs petits sous-objectifs beaucoup plus digestes.

 

 

 

Par exemple quand j’ai créé ce blog j’ai découpé le projet en milestones (étapes clés) :

 

 

 

  • Rédiger un premier article
  • Le tester sur mes cobayes amis
  • Faire des essais voix pour enregistrer l’article en podcast, etc.

 

 

Je ne me suis pas d’emblée lancé sans aucune expérience dans une chaine YouTube sur la motivation ou le changement personnel.

 

 

 

Je souhaite éventuellement y venir, mais chaque chose en son temps. Si j’y pense trop tôt mon amygdale vas me dire : “tu n’as pas le matériel, ça ne sera pas crédible, à quoi sert de lancer une vidéo si tu n’as pas le contenu, il y a déjà 10’000 youtubers sur le marché et ils ont ça dans le sang”.

 

 

 

Relax, j’ai du temps, je fais les choses par étape (dans mon cas, toutes répertoriées dans une mindmap *gratuite*).

 

 

 

En réalité pour ne pas me faire griller par mon amygdale, j’ai même découpé la rédaction de mon premier article en plusieurs sous-niveaux :

 

 

 

  • Faire une liste de thème
  • En choisir un qui m’inspirait sur le moment
  • Écrire un premier jet
  • Choisir des photos
  • Relire.

 

 

À chaque sous étape validée, c’est pour moi une nouvelle victoire.

 

 

 

Mais concrètement, quels sont les avantages de ce découpage en sous projet/tâches ?

 

 

 

Comme l’a parfaitement compris le neuromarketing, notre cerveau aime que nous activions son circuit de la récompense. Que nous fassions le plein de dopamine (voir l’article sur la gamification qui n’est pas réservé aux joueurs·euses). Petit plus, cette hormone joue un rôle facilitant dans la prise de risque.

 

 

 

En effet, le cerveau préfère de loin quelques carottes tout de suite à un immense champ de carotte dans 10 ans.

 

 

 

Autre avantage : tu augmentes jour après jour ta confiance en toi.

 

 

 

Grâce à la méthode Kaizen, les tâches ne sont pas indigestes donc tu maintiens ta motivation. C’est une clé pour faire les choses dans la durée (très utile pour les touche-à-tout comme moi). Tu évites ainsi l’effet « bonne résolution du nouvel an »

 

 

 

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Les actions à prendre sont plus simples. Tu maximises ainsi tes chances de réussite. En parallèle, moins de stress quant à la réussite de tes activités.

 

 

 

Bonus pour les managers : le fait de proposer de petites étapes évitera une trop forte résistance au changement au sein de votre équipe.

 

 

 

Prends maintenant 30 secondes (ou plus) pour réfléchir à un projet que tu as abandonné à cause d’une peur.

 

 

 

Comment aurais-tu pu le découper en petits objectifs plus acceptables pour ton amygdale ?

 

 

 

Maintenant que nous avons défini le « plus petit » de la méthode Kaizen, voyons la suite.

 

 

 

 

 

 

 

Plus petit pas : sortir de la zone de confort vers la zone de challenge

 

 

C’est ici qu’il faudra être fort.

 

 

 

Tu l’as compris, le but est de faire un pas en avant. Il doit y avoir une progression.

 

 

 

Un progrès vers ton rêve certes, mais bien souvent un pas en dehors de ta zone de confort vers… la zone de challenge.

 

 

 

Pour rappel, il y a quatre zones théoriques : confort, challenge, panique et grandeur.

 

 

 

 

Pas de crainte, pour ta sécurité – et celle de tes proches – nous resterons dans les deux premières.

 

 

 

L’avantage du pas à pas, c’est que chaque fois que tu mets un pied en zone de challenge, l’autre est toujours bien au chaud en zone de confort. Ainsi tu vas élargir progressivement, en douceur, à dose homéopathique cette nouvelle zone. Et cela t’ouvre aussitôt un nouveau monde à explorer !

 

 

 

J’adore ces méthodes ultra-simples, mais qui se révèlent d’une efficacité redoutable.

 

 

 

Pour rappel, cette méthode a été développée pour relancer l’industrie nippone d’après-guerre. Je le relève pour ceux qui seraient actuellement dans une phase difficile de leur vie, ou qui auraient essuyé un échec. Souvent du bon émerge du négatif.

 

 

 

Je te propose de t’arrêter quelques instants : adopte l’état d’esprit Kaizen, réfléchis au premier pas que tu peux faire dans ta zone de challenge. Et je te souhaite qu’il ne soit que le premier d’une longue et belle série vers tes rêves.

 

 

 

 

 

 

 

Plus petit pas possible : éviter la zone de panique

 

 

« Ce qui est possible mérite d’avoir sa chance » – Albert Camus.

 

 

 

Ce point rejoint le précédent, aventure-toi dans le merveilleux de la zone de challenge, courageux, mais pas téméraire, aie la sagesse de repérer les actions qui te mènent droit à ta zone de panique.

 

 

 

En zone de panique les émotions te submergeront et il n’y aura plus d’apprentissage. Entrer en zone de panique est le moyen le plus rapide de couper brutalement les ailes de tes projets.

 

 

 

Pour t’assurer d’être dans la zone de challenge, pose-toi ces questions :

 

 

 

  • Est-ce que j’arrive à prendre du recul ?
  • Qui dirige ? Moi ou mes émotions ?
  • Puis-je apprendre de cette situation ?

 

 

 

 

 

 

Plus petit pas possible partagé : obtenir des retours pertinents, important dans la méthode kaizen

 

 

Le fait de partager tes idées sur ton projet, d’expliquer quelles sont tes prochaines étapes te permettra de recevoir de précieux conseils et l’aide de ton entourage. C’est un élément important de la méthode Kaizen. En effet d’autres sont peut-être déjà passés par là. Tu éviteras ainsi des pièges inutiles ou prendra des raccourcis qui t’aideront à garder un haut niveau de motivation.

 

 

 

Attention cependant, choisis consciemment avec qui tu partages.

 

 

 

Dans l’idéal, adresse-toi uniquement à :

 

 

 

  • Des personnes bienveillantes. Certaines personnes, inconsciemment, te diront que ton projet n’est pas viable, car elles ont échoué ou eu peur de se lancer (ne leur en veut pas, elles sont peut-être victimes de leur amygdale) ;

 

 

  • Des interlocuteurs objectifs, qui ne te brosseront pas uniquement dans le sens du poil (même si c’est agréable). Les critiques constructives amélioreront ton projet, cela va dans le sens du Kaizen (amélioration continue). Et surtout ne le prends pas personnellement (2ème accord Toltèque)

 

 

  • Des personnes qui se sont pris des murs. Socrate nous dit « La chute n’est pas un échec. L’échec, c’est de rester là où on est tombé. ». Écouter ceux qui ont su apprendre de l’erreur peut-être précieux. Ils peuvent aussi t’inspirer par leur résilience : c’est le fameux « quand on veut, on peut”. La prochaine fois que tu verras une ampoule allumée, remercie Edison qui n’a pas abandonné à la 9’999ème tentative infructueuse (ou comme lui, inspire-toi d’un autre)

 

 

En conclusion,

 

 

 

Dans un monde qui glorifie le culte de la performance, la méthode Kaizen qui prône la plus petite action possible a de quoi nous donner un peu d’air.

 

 

 

Alors comment réussir ses projets ? Pas à pas… en se laissant porter par l’inertie des petites réussites.

 

 

 

Enfin penses à te retourner de temps en temps pour regarder le chemin parcouru ! Tu risques d’être surpris !

 

 

 

Bonne route !

 

 

 

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